ARTE – MARDI 31 MARS À 21 HEURES – DOCUMENTAIRE
Collectifs d’habitants, de journalistes, de scientifiques, associations, de plus en plus nombreux sont ceux qui enquêtent, alertent et luttent contre la pollution invisible mais omniprésente des polluants éternels (PFAS). C’est aussi l’ambition du documentaire très complet de Stenka Quillet, qui met à l’honneur le travail considérable mené par des citoyens pour révéler « la bombe à retardement » que constitue cette vaste famille de composés per- et polyfluoroalkylés et les faire interdire.
Créés par des chimistes au cours des années 1930, les PFOA, PFOS et autres TFA ont colonisé l’industrie à partir de 1950 grâce à leurs propriétés antifeu, anti-eau, antihuile. Les PFAS imperméabilisent, résistent aux températures élevées. On les retrouve partout : vêtements déperlants, tissus d’ameublement antitaches, mousses à incendie, poêle anti-adhésives, serviettes hygiéniques, antirides, téléphones…
Avec cette conquête de notre quotidien s’est aussi développée une « fulgurante contamination » de notre environnement, de notre alimentation et de nos corps, indique le film. « Il peut pleuvoir des PFAS en Antartique, n’importe où, parce qu’ils voyagent dans les airs et dans l’eau, explique Ian Cousins, professeur à l’université de Stockholm, l’un des premiers à avoir étudié ces molécules. Une fois libérés dans l’environnement, ils y perdurent, c’est pour cela qu’ils sont appelés “polluants éternels”. »
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